Les petites satisfactions du confinement

Comme tous les français j’ai reçu l’annonce du confinement comme un coup de massue. En quelques heures il nous a tous fallu prendre des décisions pour les semaines à venir. Certains faisaient leurs valises vers des destinations plus confortables, d’autres remplissaient leurs caddies de papier toilette ou de pâtes.

Pour ma part, 14 ans d’expatriation dont 6 dans des pays difficiles m’ont appris que l’on peut se passer de beaucoup de choses. L’huile d’arachide peut être remplacée par l’huile de palme, le Saint Nectaire par un caillé de chèvre et qu’on peut se faire au manioc….. Mais rien ne peut compenser l’absence de rencontre, l’inactivité et les jours creux.

Ces quelques heures du lundi 15 mars, je les consacrais donc à l’achat de 30 kilos d’argile et 35 litres de peinture, des rouleaux, du papier peint, du vernis et autres produits du petit bricoleur.

Je dois donc au confinement de m’avoir donné l’énergie et la volonté de rénover les sols ou les murs de 4 chambres , deux salles de bains, notre cuisine, une cage d’escalier  et le gîte.

J’ai médité donc tous les après-midis, le pinceau à la main à quatre pattes ou en haut d’une échelle et le soir fourbue m’endormais presque sereine.

Mais les taches les plus lourdes ont toujours une fin et comme le confinement, lui, semblait ne pas en avoir, j’ai pu me remettre à la sculpture d’argile.  Le malaxage de la terre vaut bien tous les exercices de sophrologie

Jacques de son côté déconfinait  nos oiseaux et, des heures durant, leur montrait le chemin de son épaule une miette de pain à la main.

Et c’est ainsi …

…Que nous aurons le plaisir de vous accueillir dans une maison toute propre et rafraîchie

….Que les enfants pourront applaudir le numéro de dressage de Jacques avec ses inséparables et ses kakarikis

….Et que j’accepterai que vous ne vous esbaudissiez pas devant mes œuvres en argile

  • Les oiseaux du Petit Siam